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Les aïnigrammes : voilà la somme d'années (damnées - cf. les ouvrages
antérieurs publiés au sujet de l'artiste) de travail sur toiles et autres
supports et, pour ce festival, des œuvres textiles déambulantes,
poétiquement érotiques. La démarche d'Aïni se poursuit dans une espèce de
pêche en lignes ponctuée d'écritures impossibles à décrypter sans des clefs
dont la principale est l'Humaine. Pages de matelas ou partitions, étoffes
et filets, toiles brodées canevas, ou cartouches : ici et maintenant, point
de cernes, ni de vies-morts ou de biens palpables, point de certitudes, ni
vision de loin ou bien près, sinon translucide ; une ode en bourre de rides
en écorces pelables douces au toucher, une pré-venance, un fruit murmure
désormais, comme la source riante à la lumière de sa garrigue, le possible
fil d'eau sous les roches, la possible goutte, le trait d'union
écriture-nature ; un "cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie,...
N'attendez à demain..." l'éternelle bataille avec l'enfer-me : Liberté, une
paix guerrière délectable... Or donc, ce pair gagne en espace et
ouverture, en lecture et accolade ; élargi. En ce qui concerne la
technique de l'artiste, voici le liant : le Pictaïni ; la bourre à matelas
en est la chair, mouillée elle est vivante, sèche elle se momifie. C'est
un produit composite unique trouvable en ce jour sur terre, dans la ville
d'Oissel sur Seine, mais, demain... ? N'attendez ! Par Ifran'
01/12/2008 |